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Un nouveau passeport pour la rénovation énergétique

Outil d’aide à la décision, « le passeport de la rénovation énergétique » est progressivement mis en place. Objectif : aider les ménages dans la prise de décision pour la réalisation de travaux de rénovation énergétique. Un dispositif financé par les CEE qui repose sur trois volets : diagnostic, préconisations de travaux personnalisés et présentation de simulation de résultats.

Expérimenté depuis début 2015 par la communauté urbaine d’Arras avec le soutien de l’Ademe, le dispositif du « Passeport de rénovation énergétique » prend de l’ampleur. Ainsi, suite à une convention signée en novembre dernier entre la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, et le fournisseur d’énergie Engie, l’expérimentation sera étendue à une dizaine de territoires* volontaires, dits « à énergie positive pour la croissance verte ». La convention signée entre l'État et Engie est pour le moment limitée à 1 000 passeports réalisés à partir du 1erjanvier 2016 et jusqu'à la fin 2017. En cas de succès, le dispositif sera généralisé dès 2018, avec un objectif officiel de 115 000 nouveaux passeports délivrés tous les ans. Gratuits pour les ménages, les passeports seront financés dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE).


Encourager le passage à l’acte 

De fait, ce dispositif ne vise qu’un objectif : encourager les ménages à engager des travaux de rénovation énergétique. En effet, actuellement selon les chiffres du gouvernement, seuls 12% des foyers qui envisagent de tels travaux passent à l’acte. Ce qui est très peu pour atteindre les objectifs de rénovation que le gouvernement s’est fixé (500 000 logements par an). Les raisons de ce manque d’enthousiasme sont légion: insuffisance de transparence du secteur, multiplication de dispositifs plus ou moins sérieux, et surtout – disent les experts – un excès d'informations parfois contradictoires disponibles sur Internet. Autant de facteurs qui n'incitent pas à l'engagement. C’est pour les contrer et apporter des informations claires et fiables que le passeport est mis en place. 


Un passeport en trois volets 

Ainsi ce dernier, obligatoirement réalisé par une entreprise certifiée ou qualifiée « RGE rénovation globale » (signataire de la charte d’engagement), fournira aux particuliers qui en font la demande des recommandations de travaux personnalisées. Informations qui reposent sur trois volets : 

  1. Un diagnostic approfondi, avec des informations sur la performance énergétique du logement en fonction des besoins des habitants.
  2. Des préconisations de travaux personnalisées, avec solutions de travaux adaptées : isolation du bâtiment, remplacement des équipements de chauffage… Au minimum trois scénarios de solutions argumentées de travaux sont proposés. Solutions qui tiennent compte du mode de vie des occupants. 
  3. Une présentation des résultats attendus à l’issue des travaux : le passeport prévoit une simulation des résultats, afin de faciliter la prise de décision et d’inciter au passage à l’acte. Simulation très précise qui comprend un échéancier, les coûts et les économies d’énergie attendus sur la facture énergétique, avec précisions des aides et financements possibles. 


Stéphane Miget©AdC-L’Agence de Contenu


* Ville de Rouen, Saint-Etienne Métropole et Parc naturel régional du Pilat, Clermont Communauté et Saint Jacques Plus (ville de Clermont Ferrand), Communauté urbaine de Bordeaux, Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre, Grand Poitiers, Mulhouse Alsace Agglomération, Alès Agglomération, Avignon et CA Grand Avignon.