Label E+C- : un pas vers la future réglementation environnementale

Label E+C- : un pas vers la future réglementation environnementale

Novembre 2016, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, lançait le label «Bâtiments à énergie positive et réduction carbone (E+C-)». Mars 2017, Effinergie lance à son tour trois nouveaux labels qui reprennent les grandes lignes de l’expérimentation énergie positive, bas carbone E+C-. 


Présenté par le Gouvernement comme unique au monde, le label « Bâtiments à énergie positive et réduction carbone (E+C-) » certifie le respect par les acteurs de la construction, des bonnes pratiques énergétiques et environnementales pour des bâtiments à la fois positifs et bas en carbone. L’objectif affiché est d’anticiper, avec toutes les parties prenantes – maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises –, la future réglementation environnementale attendue à la fin de la décennie. 

Un label, deux approches

Accompagné d’un volet expérimental, E+C- intègre deux approches : l’une, simplifiée, facilite l'évaluation des impacts environnementaux du bâtiment ; l’autre, détaillée, permet aux maîtres d'ouvrage exemplaires de valoriser leurs efforts. Ainsi ceux qui auront anticipé, auront de l’avance et seront prêts pour passer le cap de la nouvelle réglementation sans difficultés. C’est probablement ce qui a manqué avec l’application de la RT2012. En anticipant, on s’affranchit de la phase d’apprentissage. Pour Hélène Genin, délégué générale BBCA, ce label présente donc deux points forts : «En premier lieu, la future réglementation s'annonce énergie/carbone et le label E+C- en est le socle car les ambitions portent sur ces deux indicateurs clés. En second lieu, ledit label instaure une méthodologie pour tous, une manière de mesurer les deux indicateurs que sont la construction et l'exploitation». 


80% d’exigences communes

D’aucuns diront un label de plus, ce que conteste Eric Querry, directeur des partenariats et des relations extérieures Certivea : « C’est une méthodologie qui représente environ 80% d'exigences communes à l'ensemble des labels, que ce soit HQE, Effinergie ou BBCA ». Pour décrire la situation, il utilise  l'image d'une fusée : « le propulseur commun à tous, c'est le label E+C- qui est la méthodologie de référentiel. Ensuite, chacun se spécialise : l'excellence bas carbone lorsque l’on choisit BBCA et la performance énergétique associée à une performance carbone avec Effinergie, par exemple ». 


Trois nouveaux labels Effinergie 

Une chose est sûre : c’est que du côté d’Effinergie, on y croit, car l’association a présenté, lors du salon Bepositive à Lyon en mars 2017, trois nouveaux labels : BBC effinergie 2017, Bepos Effinergie 2017 et Bepos plus Effinergie 2017, avec une gradation sur le niveau énergétique. Et c’est sur la base du label E+C- qu’elle a travaillé, avec évidemment les fondamentaux habituels : « Ces trois labels, précise Yann Dervyn, directeur d’Effinergie, reprennent des critères qui nous sont chers, comme la diminution des consommations énergétiques, la qualité du bâtiment et sa qualité d’usage ». Car au final, pour le maître d’ouvrage ce sont les économies d’énergie sur la facture et la qualité d’usage du bâtiment qui comptent !