Copropriété et chaufferie : la baisse des consommations avant tout

Copropriété et chaufferie : la baisse des consommations avant tout
Les travaux de modernisation des chaufferies dans les copropriétés sont souvent liés à un plan d’action globale de rénovation. Ils doivent non seulement améliorer le confort mais surtout apporter une baisse significative des charges. Et ce, d’autant que la facturation des frais de chauffage dans les copropriétés sera bientôt individualisée.

Un projet de rénovation énergétique en copropriété est souvent complexe, et n’intéresse pas l’énergie seule mais touche plusieurs thématiques. Souvent les copropriétaires et leur syndic s’engagent sur une rénovation globale : le confort thermique et acoustique, la qualité de l’air intérieur, les parties communes et bien sûr le chauffage lorsqu’il n’est pas individuel. Selon les spécialistes de l’Agence parisienne du climat : « Une vision globale est plus efficace que des actions menées de façon isolée ». Le conseil syndical d’une copropriété a donc tout intérêt à lancer un audit énergétique global, équipements techniques et enveloppe du bâtiment. Et c’est sur les bases des préconisations ressortant de celui-ci qu’ils voteront, ou pas, un plan pluriannuel de travaux. Lesquels reviennent souvent très chers aux copropriétaires. Résultat : ces derniers sont très exigeants et attendent, à raison, une baisse significative de la facture énergétique de l’immeuble.

Modernisation chaufferie

Dans la plupart des cas, l’audit révèle la nécessaire modernisation de la chaufferie. Et même si les anciennes fonctionnent encore très bien, elles s’avèrent malgré tout énergivores. Par exemple, une chaudière gaz de dernière génération consommera jusqu’à 25 % d’énergie en moins qu’une chaudière des années 1990. C’est la première des attentes : la baisse des consommations avec un appareil fiable, d’un bon rapport qualité-prix et surtout une facilité d’installation et de maintenance. Important également, une régulation efficace, via des sondes extérieures par exemple, de façon à effectuer une gestion fine qui anticipe les hausses et baisses de température extérieure. 


Consommations individualisées

Ces travaux peuvent aussi être l’occasion d’individualiser les frais de chauffage et d’anticiper ainsi les dispositions de la loi du 17 août 2015, relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). Laquelle généralise la répartition des frais de chauffage, avec un dispositif qui prévoit une facturation à l’occupant en fonction de ses consommations. L’idée étant que ce dernier maîtrise individuellement ses consommations pour mieux réduire sa facture.

D’ici décembre 2019, cette disposition de la loi impose aux copropriétés disposant d’un système de chauffage collectif, de mettre en place des appareils de mesure permettant de déterminer la quantité de chaleur fournie à chaque logement. Sauf en cas d’impossibilité technique ou de coût excessif, que généreraient les indispensables modifications de l’installation. Ces appareils de mesure peuvent être, selon les configurations, des compteurs thermiques ou des répartiteurs de frais de chauffage.