Nouvelles chaufferies et centrales d’air pour les Thermes de Luchon

Les Thermes de Luchon
Avec un double objectif d’économie d’énergie et d’efficacité, les Thermes de Luchon se sont engagés dans un vaste programme de rénovation des chaufferies et centrales d’air. Un chantier important qui marie matériel performant et ingénierie.
Situés au centre des Pyrénées, les thermes de Luchon ont engagé, en 2015, un plan de rénovation énergétique des installations sur deux ans. L’objectif étant d'optimiser l'ensemble des équipements de chauffage et de climatisation de la station thermale, la plus grande de la région avec une surface totale 25 000 m2. Un espace réparti sur plusieurs bâtiments avec, notamment, celui de la piscine et du Vaporarium, unique hammam naturel d’Europe. Des travaux réalisés par l'unité opérationnelle de génie climatique de SPIE Sud-Ouest, sous maîtrise d'oeuvre OTCE Midi-Pyrénées.

Modulation de puissance
Cette rénovation de grande ampleur porte sur le remplacement des deux chaufferies – « ces dernières, d’une puissance supérieure à 2 mégawatts pour l’une et de 1 à 2 pour l’autre, n’étaient plus conformes à la réglementation », explique Maxime Laborie, ingénieur prescripteur OTCE – et de 25 centrales d’air avec un objectif évident d’économie d’énergie. Des travaux spécifiques à ces lieux : « Concernant les chaufferies, notamment celle des thermes avec la piscine et l’entrée du Vaporarium, nous travaillons en haute température, nous recherchons l’efficacité et pas la condensation ». Pour y parvenir, le bureau d’étude a fait le choix d’installer trois  chaudières Atlantic Guillot de la gamme LR (gaz) d’un rendement de 95%. « L’avantage avec ce type de matériel est que l’on a une large plage de modulations de puissances de 120 à 1 980 kW. C’est intéressant parce que cela permet de limiter les phases marches-arrêts ».

Couplage avec forage d’eau thermale
Autre spécificité, le couplage de la chaufferie avec deux échangeurs récupérant la chaleur de deux forages d'eau thermale (respectivement jusqu'à 1 280 kW et 500 kW). Résultat : les équipements de traitement climatique (CTA et planchers chauffants) sont alimentés prioritairement en eau préchauffée naturellement par l’eau chaude des forages (72°C pour un forage et 50°C pour l’autre), tandis que les chaudières interviennent en relève, d’où des économies importantes. L’autre chaufferie, celle du bâtiment historique des thermes qui regroupe aujourd’hui les salles de soins, est équipée avec trois chaudières à condensation Atlantic Guillot Varmax de 400 kW. « Ces matériels nous assurent, comme pour les thermes, une large plage de modulation (de 80 à 1 200 kW). Ce qui nous autorise également, selon l’importance de l’activité, de valoriser ou non la condensation. En période d’activité thermale (mars à novembre) en activité, nous travaillons à haute température ; le reste du temps, seul le chauffage étant en activité, nous valorisons la condensation », précise Maxime Laborie.        

25 centrales d’air double flux
Outre les chaufferies, les travaux portent sur le remplacement des centrales d'air avec des dispositifs double flux à récupération de chaleur, assurant la ventilation et le chauffage des locaux. « C’est la phase la plus importante des travaux, nous remplaçons 90 % de ces centrales ». Avec une problématique importante : « Le matériel est prévu pour résister à une atmosphère soufrée, ainsi l’intérieur des caissons, les glissières de filtres, arbres moteurs de ventilateurs, situés dans le flux d’air d’extraction sont en inox 316, recouverts d’une peinture époxy. De même, les réseaux d’extraction d’air refaits, l’ont été en inox 316 – nous avons même deux centrales tout inox. Toutes les batteries ont également reçu un traitement Hérésite* ».

Rafraîchissement naturel
Bien sûr, la recherche de la performance est au centre des préoccupations et toutes les centrales, 25 en tout, sont équipées d'un échangeur à plaques (en aluminium recouvert d’une peinture époxy) qui vient récupérer les calories de l'air extrait et les réinjecter à l'intérieur des salles concernées avec en plus : « Deux centrales d'air spécifiques, traitant la salle de sport et la salle étuves de mains, sont, quant à elles, équipées de batteries froides, alimentées par l'eau de la rivière avoisinante (la Pique), et assurent ainsi un rafraîchissement naturel », conclut Maxime Laborie.

* Revêtements anticorrosif avec des résines phénoliques thermodurcissables pour applications spéciales

Fiche technique
Maître d'ouvrage : Ville de Luchon - Les thermes de Luchon
Maître d'œuvre : OTCE Midi-Pyrénées
Bureau de contrôle : Veritas
Coordinateur Sécurité et de Protection de la Santé : CAP D'OC
Réalisation : SPIE Sud-Ouest